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Salut ::116203 fichiers téléchargés :: Classement :: 21/11/2008

Godon, le groupe
La Libre Diffusion

Diffuser librement


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le site français de Creative Commons

De quelle liberté s'agit-il?

De la liberté de disposer de ses propres oeuvres. De la liberté de confier la gestion des droits des dites oeuvres à l'organisme de son choix, ou de les gérer soi même.

La liberté est au frontispice de la république, mais qu'en est-il exactement concernant nos métiers? Bien entendu, il ne s'agit pas ici de se plaindre, mais de demeurer conscients que la France est un des pays les plus riches de la planète, et que les conditions d'existence y sont bien au-delà du minimum dont ne dispose pas la plus grande majorité des co-planétaires. Ceci étant dit, il ne s'agit pas non plus de passer sous silence les dysfonctionnements ou les menées ténébreuses. Parler de liberté alors que le droit d'auteur n'est pas loin relève de notions juridiques sur lesquelles il faut bien se pencher, et le droit français est très clair à ce sujet.

La profession de musicien est après tout reconnue sous nos latitudes, et ne se limite pas forcément à engranger des millions d'euros du simple fait d'être sociétaire permanent ou professionnel de la SACEM!
La SACEM (Société civile de Gestion Collective des auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique) a recueillit plus de six cent millions d'euros de redevances en 2001, oui, vous avez bien lu, six cent millions d'euros.
La SACEM est une société civile de gestion des droits des auteurs qui adhèrent à ses statuts; ceux-ci acquittent un droit d'entrée. A priori, il n'y a pas de souci à ce que des auteurs s'organisent en société, pour gérer leurs droits au mieux. Des épisodes historiques, depuis la fondation de cette société d'auteurs, attestent du bien-fondé de la démarche. Mais du voeu pieu à la réalité, il y a un pas. Et les accords sont nombreux et opaques entre tous ces organismes (SDRM, SACD, SESAM, SACEM, etc.). Les comptes eux-mêmes sont opaques. Les statuts de la SACEM comportent des articles posant problème, souvent perçus comme abusifs (adhésion à vie, difficulté de démissionner, obligation d'apporter au répertoire l'intégralité des oeuvres, y compris celles non encore créees, etc.). En effet, lorsqu'un auteur devient adhérent de la SACEM, il est tenu de lui confier la gestion des droits de toutes ses oeuvres. En fait, l'auteur adhérent à tout bonnement fait apport à la SACEM de ses droits d'auteur: dès qu'il crée quelque chose, la SACEM, conformément aux statuts, en est le gestionnaire. De plus, en tenant compte du système de répartition pratiqué par cet organisme, il faut vraiment vendre beaucoup, et être diffusé en permanence sur des médias payant la redevance SACEM pour espérer pouvoir en vivre.

Que dire également de l'immense hypocrisie qui consiste à dire qu'à cause de la copie privée, les ventes de disques sont en baisse, pendant que SACEM et SACD prélèvent une taxe sur les supports vierges, tels que CD-R, CD-RW ou encore DVD-R? Ceux qui énoncent de telles énormités, ne savent-ils pas qu'il existe un réseau mondial d'informations, basé sur des ordinateurs, qui s'appelle INTERNET, et par lequel l'accès à l'information la plus fraîche et la plus accessible est permanent et immédiat?
Les premières tâches pour lesquelles les ordinateurs se sont révélés utiles et efficace sont la copie, le clonage et la sauvegarde de fichiers. Il n'est rien de plus naturel que de mettre un CD dans un lecteur, et de le copier. C'est inévitable. Et c'est tant mieux.
 
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