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Salut ::116764 fichiers téléchargés :: Classement :: 10/01/2009

Godon, le groupe arrow Forum
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[NOTRE LIEU] le chantier est ouvert (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
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SUJET: [NOTRE LIEU] le chantier est ouvert
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[NOTRE LIEU] le chantier est ouvert posté il y a 2 Années, 1 Mois Groove: 8  
Joh, laurent, domi, et toute personne intéressée, voici ce que les autres gens du collectif ont reçu en pièce jointe cette nuit. c'est ultra long donc ca dépassait la capacité des MP sur godon.org. alors je le mets ici, puis comme ça, on pourra tous s'y retrouver pour en discuter, je vais envoyer à chaque personne le lien vers le forum, ils découvrirons godon.org s'ils ne sont pas déjà inscrits...

voilà mon remuage de cerveau de cette nuit. C'est rien de structuré, c'est en vrac, pour le "projet béton" j'attends que le collectif soit formé et qu'on mette en branle le bazard !

c'est parti.


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Bonjour tout le monde!


Cela fait désormais 2 mois que je me dis qu'il faut que j'écrive ce mail.
Un élan de motivation et surtout, une période de réflexion qui a récemment aboutit, me poussent aujourd'hui à vous présenter collectivement ce dont nous avons chacun d'entre nous évoqué individuellement.

Il est question de ce projet collectif de création d'un lieu alternatif qui dans un premier temps permettrait une diffusion alternative culturelle (concerts, débats, expos, stages, théatres, lectures, magazines?... ) qui reposerait sur des valeurs alternatives (écologie, sobriété, humanisme, une relation différente avec le public qui ne sera jamais installé dans une position de spectateur-consommateur, mais en permanence d'acteurs, aux cotés des artistes, musiciens, photographes, peintres, écrivains, ou même spécialistes de telle ou telle question écologique, économique, humaine, démocratique), et qui pourquoi pas, deviendrait dans un deuxième temps un lieu de vie auto géré ou non... En tout cas un lieu identifié clairement comme étant une solution d'avenir au malaise écologique et économique et social généré par notre société productiviste libérale, de croissance et de consommation de masse. Sur ce dernier point, j'insiste sur l'indispensable relation alternative avec le public.

Nous l'avons expérimenté il y'a deux semaines à Peyrelevades avec Godon (www.godon.org) et Scarcity, la société du spectacle s'est empêtreé dans un système consummériste qu'il est important de contourner, et ceci est possible car le « public » lui-même est sensible à cette alternative là.



Une relation alternatvie avec le public


Commencer et terminer un concert par une table ronde entre public et musiciens, organiser un débat avant de jouer, proposer une entrée à prix libre avec un minimum pour responsabiliser sur le coût d'un concert et pouvoir avoir un dialogue avec chaque personne à l'entrée au moment de payer sa participation au frais et permettre selon chacun et selon ses moyens, de soutenir ou non la logique d'un tel concert, toutes ces actions sont des alternatives fortes à la l'industrie du spectacle et se fondent sur des valeurs sobrement humaines et solidaires. Ce soir là à Peyrelevade, j'ai vu des gens entrer sans payer puis revenir au bout d'une demi heure en disant « je suis entré sans payer, donc je viens payer, comment ça marche? » j'y ai vu des gens donner 20 euros pour une entrée minimum à 4 euros, car ils croyaient en ce qu'on proposait et voulaient faire un geste de soutien... et le principal, c'est qu'avec chaque personne on a été joyeusement obligés d'ouvrir un dialogue pour expliquer pourquoi un prix libre, pourquoi un minimum, pourquoi la libre diffusion, et qu'ils nous expliquent pourquoi ils adhèrent ou pas, et comment eux mêmes ils voient les choses, en quoi ils y contribuent dans leur projets personnels...

Ce concert à Peyrelevades représente pour moi la fin de cette période de réflexion dont j'avais besoin pour écrire ce mail. Non pas qu'à partir de maintenant je ne réfléchirais plus jamais, mais seulement, il me fallait quelques assurances concernant ces concepts, pour avoir les reins solides et être sûr du projet dans lequel j'aimerais qu'on s'embarque tous. Même si ce n'était qu'un événement ponctuel, ca m'a fait du bien de voir ces valeurs alternatives « nouvelles » en action et que ça marche. Je pense aussi que les Godons l'ont vécu très positivement ainsi que Jacky Chevrier, personnes qui me semblent incontournables pour faire parti de ce collectif, j'expliquerais tout ca plus loin .

Ce soir là à Peyrelevade est née une envie pratique de mettre les choses en mouvement.


Eviter la marginalisation


Ceci est d'autant plus marrant que ce projet a germé dans nos têtes, grâce à la mort de la Zone Autonome Permanente (ZAP), qui elle aussi, est morte-née à Peyrelevade.

Rapidement, la zap se voulait etre un lieu de vie et de production collective en totale rupture avec le model productiviste. Une sorte de squatt permanent, qui vendait du pain bio le dimanche, produisait de l'HVB pour les voitures, organisait des concerts et des stages... Des anarchistes y vivaient en « communauté »...

Problème, la réalité n'était pas la même que le discours, ce n'était qu'une façade, et un profiteur digne des plus grands escrocs du monde capitaliste s'en servait allégrement pour son bien perso....
Bref, une jolie idée mais une sale histoire, qui enlève toute crédibilité à ce genre de projet, par manque de compromis, de démocratie et de maturité. Heu, j'oubliais, manque de COHERENCE et d'INTEGRITE !!!

L'intelligence, dans ce genre de lieu, n'est pas de créer un état dans l'Etat, une société dans la société. Aller contre les institutions ne fait rien avancer. Par contre, connaître le système économique et politique local, national et mondial est indispensable à la bonne marche d'un tel lieu. Le but n'est donc en aucun cas de se marginaliser. J'ose dire que j'ai envie de changer le monde, et j'ose aussi dire que j'ai vu cette étincelle dans les yeux de toutes les personnes avec qui j'ai envie de mener cette aventure là. Pour changer le monde je ne crois pas qu'il faille aller contre lui, il faut le connaître, et savoir repèrer les espaces de libertés qu'il nous laisse encore, pour construire une alternative lui étant utile, de l'intérieur et non en marge.

La zap raisonnait sur un totalitarisme qui n'avait pour seul destin que d'aller droit dans le mur. La démocratie actuelle est imparfaite, alors utilisons les moyens légaux qu'elle nous donne pour l'améliorer. Plutôt que de lutter contre elle pour aller nul part, et être éphèmre, tout en perdant toute crédibilité.

Le but n'est pas de diviser entre « ceux qui collaborent avec le capitalisme et ceux qui luttent contre lui à la marge », comme aurait pu le dire les gens de la zap. Nous collaborons tous au capitalisme, comment ne pas acheter au moins quelques un des produits qui en sont issus? Oui, il faut oser le dire, un tel collectif pourra être composé de fonctionnaires, de salariés d'entreprises productivistes, de RMIstes, de pigistes dans des journaux désinformateurs... Ne noux excluons pas du système, battons nous de l'intèrieur. On est bien obligé de vivre, et malheureusement, nous risquons encore de tirer nos revenus de soustraitants des FMN, ou de l'Etat pendant longtemps. Mais est-ce si grave? Peut etre, mais servons nous du temps qu'il nous reste aprés nos 35 heures de sombre collaboration pour proposer une alternative, et pendant ces 35 heures là, faisons pression de l'intèrieur ! Servons nous des espaces où il reste de la démocratie ! Action !

La culture du compromis est essentielle, vivons dans notre monde, pas à côté. Pour autant, être radical dans nos valeurs l'est bien plus, et ce n'est pas incompatible.



Des valeurs radicales, écolgistes, humanistes et démocratiques.


Ces valeurs là sont à définir avec un collectif de personnes. Bien sur, la première de toute (attention au Nicolas Hulotisme, qui nous fait bien rire (jaune) 5 minutes, mais pas plus), c'est bien sûr avoir une activité qui réduit son empreinte écologique au minimum. C'est le préalable à tout le reste selon moi. Je le répète, il faudra définir cela ensemble. Ce qui est dit dans ce mail provient avant tout de ma vision des choses, certes influencée par la rencontre de chacun d'entre vous, mais qui doit être évidement soumise au débat. Ce projet est à mon initiative, mais c'est la dernière fois que je le dis et que je l'écris, une fois ces quelques lignes lues par vous, ce projet sera le notre, et l'initiative de son lancement sera évidement collective. Parenthèse fermée.

Donc reduire son empreinte écologique sans concession c'est quoi. C'est organiser des transports communs pour acceder au lieu de diffusion, si ce n'est pas « un ramassage collectif » (comme les ordures ), ce sera au minimum un réseau efficace de covoiturage. Ce sera aussi un lieu calculé pour être prés de tout et loin de rien.

Cela veut aussi dire distribuer des boissons, et de la nourriture qui sont produites localement et donc consommées localement. Oui, je vais sortir le terme technocratique de « relocalisation des activités de productions » bref, des produits sains, fabriqués peut être pas nous mêmes, homologués pour la distribution publique...

Cela signifie également organiser des toilettes seches, le composte servant notamment à produire les légumes pour la soupe bio que nous pourrions distribuer les soirs de rendez vous....

Je ne vais pas plus loin, mais vous qui êtes sensibles à cette logique, vous savez bien que l'écologie est dans chacun de nos gestes donc vous connaissez très bien les implications au quotidien qu'elle représente. C'est question de cohérence...

Cette valeur là doit être radicale, et nous ne pouvons pas nous permettre de la compromettre.

Autre valeur, la démocratie. Il va de soi que ce collectif devra fonctionner démocratiquement. Chose éminament compliquée, mais essentielle à chacun individuellement et indispensable collectivement. Pour éviter toute dérive, nous avons tous émis l'idée d'un collectif assez restreint pour la maîtrise totale de notre projet. Chacun de nous a expérimenté les limites de la démocratie quand elle est constituée du plus grand nombre. La loi de la majorité est cruelle, car c'est avant tout la loi de l'écrasement de la minorité. Je pense que des régles d'unanimité ou au moins de majorité qualifiée devront être établies pour une complète harmonie entre nous. Pour que cette harmonie fonctionne, il semble nécessaire d'éviter une trop grande ouverture du collectif dans le processus de prise de décision. Expèrimentons une démocratie totale, pour cela mettons nous en position de réussir en commençant par un nombre conçis. Par contre, prenons en compte les avis les plus nombreux possibles !!!!!!!! Ne nous enfermons pas idéologiquement.

Voici encore une valeur qui ne peut subir de concessions à mon goût. J'attends bien sûr votre goût à vous. La démocratie c'est le libre débat, l'écoute d'autrui. Non pas les uns contre les autres, mais une démarche de perpétuelle d'amélioration de notre fonctionnement. Critiquer et proposer sans cesse.


Enfin l'humanisme. C'est un terme qui va très loin, utilisé par tant de philosophes, dont je ne maîtrise même plus les concepts. Je vais donc l'entendre d'une toute autre façon.

Quand je dis humanisme, j'entends tout simplement parler de comportements qui respectent l'humain dans son entiereté. Et je ne sais pas dissocier l'humanisme de la sobriété. Certains me diront peut etre que ces deux choses n'ont rien à voir. La sobriété est pour moi la condition indispensable du détachement de l'homme par rapport au produit. La sobriété c'est réduire la part consumériste en chacun de nous pour laisser place à l'humain dans sa totalité. Je vais oser vous parler de « DECROISSANCE DES BIENS ET DE CROISSANCE DES LIENS ». J'adore cette formule, qui à mon avis, est pleine d'humanisme. L'humain c'est l'individu lié avec d'autres individus. La consommation renvoie l'individu seul devant son produit, et rarement devant autrui.

Donc oui, être sobre, de fil en aiguille, c'est être humaniste, car la sobrièté lie les hommes par un autre lien que celui de l'achat, et de la production.

Loin de moi l'idée d'un ascetisme protestant, ou autre restriction catholique. Prenons tout progrés qui permette de mieux lier les hommes entre eux, méfions nous de celui qui les sépare.

Cette valeur là est bien sûr la plus difficile à perpétuer sans concession... notre vie étant tellement emprise de consommation et d'objets, qu'être cohérent avec un idéal de sobriété devient une lutte quotidienne. En attendant, essayons au moins dans ce projet d'aller jusqu'au bout de cette idée, qui je le pense, si elle est appliquée de manière intelligente et réfléchie, peut très bien fonctionner.

Discutons en ensemble.

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Re : [NOTRE LIEU] le chantier est ouvert posté il y a 2 Années, 1 Mois Groove: 8  
Le collectif



Quel est-il?
Il est constitué d'amis à moi et d'amis à vous. J'ose aussi le dire, l'amitié est avant tout ce qui nous lie. L'amitié n'est pas quelque chose de maîtrisable, c'est notre faiblesse, mais aussi notre force. Et pour finir et aller jusqu'au bout, je pense que ce collectif a tout intérêt à rester un cercle d'amis. Si je me permet de le dire, c'est tout simplement que des expèriences personnelles, mais aussi celles d'autres associations locales comme les lendemains qui chantent (racontées par eux mêmes), me poussent à croire que la cohérence du projet passera par l'amitié, et non pas par l'ouverture illimitée sous prétexte de liberté totale, pour au final être obligés de restreindre cette liberté dans le but de pouvoir continuer à fonctionner avec 50 personnes qui ne se connaissent pas vraiment.

Donc oui, un collectif restreint me semble important pour garder une vraie démocratie, et une vraie liberté.

J'attends votre vision des choses la dessus, comme sur tout le reste bien évidemment.

Qui est ce collectif?

Pour faire simple, je vais énumérer chaque personne que j'ai rencontré à ce sujet, qui ils sont et pourquoi eux. Dans le seul but de rendre visible à chacun l'identité de ce regrouprement, car même si je vous connais tous, tout le monde ne se connait pas. Outre la relation d'amitié, chacun a des compétences précises dans un domaine en plus d'être motivé par le projet.

Alors, dans le désordre comme ça me vient.

Stéphane Fonteneau (Cochal): bassiste de scarcity, organisateur de concerts avec KTC, travaille dans le bâtiment et va faire une formation menuiserie. Très porté concerts, photo, et alternatives pratiques de la vie courante.

Alexis Longuet: chanteur de scarcity, organisateur de concerts avec KTC, pigiste à La Montagne et étudiant en première année de géographie, bénévole aux lendemains qui chantent. Très porté concerts, scene punk rock locale, squatt et discussions.

Julien Bétaille: Membre de KTC et participation à l'organisation des concerts, doctorant en droit de l'environnement, chargé de TD en droit constitutionnel, activiste d'Attac, et fondateur des Amis de la Terre en Limousin. Très callé en droit, en procés pour des causes écologiques, et connait aussi bien le monde institutionnel de 'lenvironnement » que le monde associatif...

Dominique et Laurent Godon: chanteur et bassiste du groupe du même nom, experts renommés en libre diffusion et en logiciel libre. L'informatique libre c'est leur truc, autant que les toilettes sèches et la magie. Des vrais labo à idées, des gens qui je crois mettent tout leur force dans la créativité pour vivre autrement, jouer et écouter de la musique autrement.

Jacky Chevrier: info graphiste à la Mairie de Tulle, activiste depuis longtemps dans le monde musical alternatif, récemment créateur de l'asso Infinies Turbulence et de son fanzine « Le Bruit ». Avec des idées précises et innovantes sur les lieux alternatifs (expèriences multiples !), fait accessoirement de l'alcool de pissenlits

Cyril Cogneras: Gardien de musée, il avait en tête un projet du genre, et avait une idée assez avancée des moyens pour le mettre en oeuvre, son projet était plus centré sur un éco-musé, ou des restos bios. Engagé politiquement au côté des Verts, multiples casquettes, de la culture celtes à l'occitant, un puys de culture!


Les Nippercreep: groupe de Peyrelevade, qui ont bien connu la zap du début jusqu'à la fin, deux d'entre eux viennent du secteur médical, deux autres du milieu agricole. Des gens motivés qui savent se bouger le cul.

Moi: guitariste de scarcity, actuellement recruteur de donnateur à AIDES (sida), spécialisé dans l'administration territorial et le développement local, organisateur de concerts chez KTC, parfois bénévole aux lendemains qui chantent... très porté décroissance, punk et hardcore, et investi dans beaucoup trop de choses à la fois.


Ce réseau me semble intéressant dans la mesure où chacun a des compétences pointues dans un domaine ultra utile à ce projet. Il peut être complété d'un ensemble de personnes ne désirant pas nécessairement faire parti de ce réseau, mais ayant une expèrience indispensable pour éviter les erreurs.

C'est les cas de Daniel Vergne et Christine Souletie des Lendemains qui Chantent, à qui on parle régulièrement de ce projet. C'est aussi le cas de Pascal Brette, à qui je n'ai pas trop eu le temps de causer, qui a crée la ferme bio de Lauconie et l'association le Battement d'Aile, ainsi que l'entreprise « Humus ». C'est donc un projet similaire, à nous de faire en sorte qu'il soit complémentaire, quitte à le faire ensemble. Cette ferme se veut être un lieu hyper recherché, non loin de l'éco village, qui permet de produire des légumes bio, organiser des stages d'autoconstruction, permet l'hébergement en chambre d'hotes bio, et il y'a meme un espace scenique pour organiser des concerts...

C'est aussi le cas de Bernadette Vignal qui suit aussi l'idée depuis le début, qui travaille à la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, qui connait mieux que personne le tissu associatif Corrézien, les projets en cours, les projets ayant échoué et ceux qui fonctionnent.


Le projet



L'idée développée dans un premier temps avec cochal c'était « y'en a marre de tous ces groupes qui passent sur l'A20 entre Paris et Toulouse qu'on ne peut jamais faire jouer car ici aucune structure n'est assez souple pour faire une programmation 1 mois à l'avance »

L'idée à ce moment là c'était aussi « il n'existe aucun lieu à taille humaine comme il y'en a à limoges( cafteur, woodstock boogie bar...) dans lequel on se sent bien avec seulement 30 personnes dans la salle, sans que cela ne fasse vide. »

Puis avec l'echec de la ZAP, on s'est dit « faire un lieu écoconstruit, avec toilette seches, récup' d'eau de pluie, distribution de boissons ou aliments bio, panneau solaire et autre alternative (logiciels libres...) qui serait aussi un lieu de diffusion culturel, ce serait un truc génial »

Donc du coup on a réfléchi à ce qu'on aurait pu mettre dedans, et on réfléchira longtemps encore. Des concerts bien sur, des débats et des conférences évidemment, des expos peintures et photo cela va de soi, faire un magazine pourquoi pas...

Est-ce destiné à devenir un lieu de vie pour certains, avec des cultures bio derriere, un jardin d'hiver, un fonctionnement alternatif en autogestion... à voir!

Tout est possible dans ce lieu à taille humaine, et reste encore à définir tout cela.

Le contenu c'est le truc le plus sympa à cogiter.

Le truc moins sympa mais incontournable c'est le fonctionnement...

Comment débuter?

Proposer le projet bien ficelé à des collectivités dans un périmètre choisi ensemble? En leur expliquant quels seront les apports d'un tel projet en fréquentation, en programmation, en main d'oeuvre... et en leur demandant un lieu ou un terrain exprés à nous mettre à disposition?

Monter un chantier d'économie solidaire? (Un chantier subventionné en grande partie et favorisant l'insertion des personnes en difficulté face au marché du travail...)

Retaper une vieille grange nous même?

Bref, autant de point à débattre, où nous ne seront évidemment pas tous d'accords.

Le point le plus difficile à aborder sera sans doute le rôle des institutions dans tout ça.

Demanderait-on des subventions d'investissment? Cela remet-il en cause notre éthique ou notre intégrité? Est-ce déjà un compromis à ne pas faire? Gardons nous notre indépendance?

Si non, comment finance-t-on le lancement du projet?

Est-ce qu'on imagine déjà un emploi salarié pour faire vivre le lieu au quotidien? Est-ce que ce n'est pas entrer dans un fonctionnement institutionnalisé dangereux?

Comment utilise-t-on les compétences de chacun au quotidien? Quel serait le rôle des bénévoles ? ...

Bref, si j'aborde d'ores et déjà ces questions, c'est tout simplement parce qu'elles ont déjà fait débat entre nous. Un débat constructif et obligatoire, dont l'issue devra se trouver ensemble. Mais auquel nous devons réfléchir posément et individuelement au préalable.



Le chantier est ouvert


Désormais, le chantier est ouvert, et accesible au public! Mettons nous d'accord sur une date de réunion, précisons ensemble l'idée du collectif constituant, chacun identifiant plus en profondeur sa place au sein de ce collectif.

Parlons du contenu, parlons du lancement, du fonctionnement future...

L'idée a germée ici et là de commencer à mettre en oeuvre certaines actions avant d'avoir « notre lieu ». C'est à dire organiser concerts, débats, conférences... dans des salles, des places, des endroits existant déjà, pour mettre en application nos principes, acquérir une certaine légitimité dans l'opinion publique et au niveau des institutions pour plus tard porter le projet du lieu. Ca veut dire poser des bases, prendre ses marques, et voir comment ensemble nous pouvons construire quelque chose.

Un tel projet est semble-t-il d'une envergure suffisante pour ne pas le prendre à la légère, il engagera peut etre beaucoup de notre temps pour certains d'entre nous. Il faut donc se roder et se découvrir avant de lancer le grand truc, surtout si certains y consacrent un peu leur vie... Ce qui peut être mon cas au passage

Je n'ai surement pas parlé de tout ce qui a pu être évoqué ensemble... je me rappelle encore d'un Laurent me proposant des animations pour les enfants et qu'il serait important de s'ouvrir parfois aux écoles pour qu'ils soient sensibilisés à notre cause par le côté ludique des choses, je me rappelle d'un jacky avec son idée du « chiffre 30 » qui pourrait être le nom du lieu, car ce chiffre représente la modestie de sa « jauge »... bref autant de choses dont je n'ai pas parlé tout simplement parce que le fil de l'oralité dont je me suis servi est loin d'être méthodique.

En effet, ce texte a été rédigé d'un trait et il est le reflet du bousculement qui s'opère dans mes neuronnes quand je pense à ce projet. Donc il ne se veut ni logique, ni cohérent, ni structuré. J'ai écrit comme j'aurais pu parler. Il n'est question ici que d'information et de rendez vous ensemble pour discuter. J'ai simplement voulu entrer un peu dans le détail tout simplement pour cerner mieux l'objet du rendez vous, pour que tout le monde soit au courant des derniers dialogues individuels.


En attendant j'espère que vous aurez eu raison de sa longueur.

A très bientôt !!

la bise.

Nicolas.
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joh (Utilisateur)
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Re : [NOTRE LIEU] le chantier est ouvert posté il y a 2 Années, 1 Mois Groove: 14  
j'ai tout lu!

c'est effectivement en vrac mais l'idée est là de réunir les compétences! Y a matière à bosser ;D

et une rencontre s'impose, c'est clair!
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#6145
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Re : [NOTRE LIEU] le chantier est ouvert posté il y a 2 Années, 1 Mois Groove: 4  
ou la...ça c' est un truc bien pondu qui ouvre débat..plein de débats... ;D
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#6146
joh (Utilisateur)
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Re : [NOTRE LIEU] le chantier est ouvert posté il y a 2 Années, 1 Mois Groove: 14  
tu participes au débat en question hein?

Parce qu'un lieu comme ça accueillera forcément les zamis d'un peu partout dont tu fais partie!
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#6147
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Re : [NOTRE LIEU] le chantier est ouvert posté il y a 2 Années, 1 Mois Groove: 8  
oui, avec un tel projet on passe par toutes les intérogations possibles...

D'où l'utilité de valider des concepts pas à pas, et d'avancer surement!

Puis plus qu'une éthique ce sera aussi un quotidien avec concretement des murs à monter, à entretenir, à gérer... bref, là on met les pieds dedans !
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